LES COULISSES DE NOTRE CUISINE.
Depuis que l’acte de cuisiner est devenue sexy, depuis que le restaurant est entré dans la pop-culture, depuis que la food fait couler de l’encre, on est sommé de nommer, on est cerné par les sombres héros du lexique.
Le vocabulaire culinaire soigne son SEO.
Chez HABILE., on mange d’abord l’âme d’Éric, centrale. Le palais de Camille rectifie. Si, ailleurs, on s’y perd parfois, ici, le trait est résolument bistronomique.
Trois ingrédients, bons, propres et durables, trois fois tout plutôt que trois fois rien. Et qu’il se passe quelque chose dans l’assiette, que l’ennui tombe. Betterave, framboise, noisette, chouchou indétrônable, ou chou-fleur, croûton, citron, ça pulse mais ça tient en équilibre. « C’est comme une chaise, sur deux pieds, on se casse la gueule, sur quatre, il y en a toujours un qui flotte dans le vide. » Eric aime les tabourets. Il vise surtout la justesse, ni « minimalisme scandinave ni baroque levantin ». Aller à l’essentiel, épurer, toujours se poser la question : « qu’est-ce qu’on enlève pour que ce soit meilleur ? ». Et faire bon, pas juste beau, revers de la médaille Instagram. Ce qui n’empêche pas de créer des tableaux à la Yves Klein, plats monochromes sur assiettes colorées. Et recommencer, comme on dé-finit.
Le vocabulaire culinaire soigne son SEO.
Chez HABILE., on mange d’abord l’âme d’Éric, centrale. Le palais de Camille rectifie. Si, ailleurs, on s’y perd parfois, ici, le trait est résolument bistronomique.
Trois ingrédients, bons, propres et durables, trois fois tout plutôt que trois fois rien. Et qu’il se passe quelque chose dans l’assiette, que l’ennui tombe. Betterave, framboise, noisette, chouchou indétrônable, ou chou-fleur, croûton, citron, ça pulse mais ça tient en équilibre. « C’est comme une chaise, sur deux pieds, on se casse la gueule, sur quatre, il y en a toujours un qui flotte dans le vide. » Eric aime les tabourets. Il vise surtout la justesse, ni « minimalisme scandinave ni baroque levantin ». Aller à l’essentiel, épurer, toujours se poser la question : « qu’est-ce qu’on enlève pour que ce soit meilleur ? ». Et faire bon, pas juste beau, revers de la médaille Instagram. Ce qui n’empêche pas de créer des tableaux à la Yves Klein, plats monochromes sur assiettes colorées. Et recommencer, comme on dé-finit.
